Des étudiants et jeunes chercheurs toutes disciplines confondues se sont succédé sur la même scène pour la première édition du DAAD Science Slam Paris.

Près d’une cinquantaine de spectateurs se sont rassemblés le 23 janvier 2019 dans les locaux du service des relations publiques et des médias de l'ambassade d'Allemagne Allemagne Diplomatie en vue d’assister à la toute première édition du DAAD Science Slam Paris, organisée conjointement par le DAAD France et Allemagne Diplomatie.

Qu’est-ce qu’un Science Slam ?

Un Science Slam comprend une série de courtes présentations au cours desquelles les participants expliquent leurs travaux de manière convaincante. Ces présentations ne sont pas des conférences, mais des performances destinées à un public averti mais non spécialiste.

Le concept du DAAD Science Slam Paris était très simple : les concurrents disposaient chacun de seulement trois minutes et de quelques diapositives pour raconter leurs histoires scientifiques de manière claire, convaincante et ludique à un auditoire de non-spécialistes, en vue de gagner les votes de l'auditoire et des juges. Tous les moyens étaient permis pour convaincre les juges et le public.

Huit candidats ont OSÉ faire face au public, venu les encourager ce soir-là. Parmi eux figuraient un étudiant en bachelor, trois étudiants en master, deux doctorants et deux post-doctorants issus de différents disciplines et horizons.

Voici les candidats : 

  • Thomas Karasiewicz: étudiant en master double diplôme à l'ENSAM Metz et au KIT (Karlsruhe), actuellement en Allemagne avec une bourse du DAAD, a expliqué comment « emmener la conduite autonome au niveau supérieur avec l'horizon électrique. »
  • Dmytro Sochnyev, étudiant canadien actuellement en échange à Sciences Po Paris, a lui proposé une solution pour pallier à la crise énergétique avec son travail intitulé « A proposal to help solve the world energy crisis. »
  • L’approche de Veit Wolfart, étudiant en master à Sciences Po et boursier du programme d'assistants parlementaires, était de démontrer le « Progrès, la Contingence et la vérité dans la pensée post-métaphysique. »
  • Luisa Krawczyk, étudiante en master à l'ENSAE ParisTech, boursière du DAAD, a proposé des solutions pour révolutionner l’accès au crédit des classes sociales moins nanties à travers un système de données bien précis « Revolutionize access to credit through credit scoring algorithms and open data »
  • Jean-Charles Meunier, doctorant à l'Université de Valenciennes, a expliqué au public « en Dylan » les enjeux de la traduction des textes des chansons de Bob Dylan « Dis-le en Dylan : les enjeux de traduction dans les adaptations en français des chansons de Bob Dylan »
  • Khadidja Bouziane, doctorante à l’Université Paris-Saclay et future boursière du DAAD, a quant à elle expliqué les relations entre les différents composants d’une pile hydrogène « Quel est le pouvoir d’un composant au sein de la pile à hydrogène ? »
  • Arnaud Kaba, post-doctorant à l’EHESS et futur boursier du DAAD nous a parlé « D'une localité post-désastre aux techniques du verre : itinéraire d'une anthropologie des travailleurs de l'informel dans l'Inde néolibérale.»
  • Sylvain Laborde, post-doctorant à la Sporthochschule Köln et ancien boursier du DAAD, nous a parlé de l’histoire d’amour entre le cœur et le cerveau « The love story between the heart and the brain. »

 A l’issue de ces présentations et sous les acclamations du public, Thomas Karasiewicz s’est vu décerné le premier prix par le jury. Le deuxième prix a été attribué à Khadidja Bouziane et le troisième à notre candidat à la guitare, Jean Charles Meunier.

Le public qui s’est vu attribué la lourde tâche de décerner un prix du public à l’un des candidats, a choisi Sylvain Laborde comme lauréat. Ce dernier a en effet captivé le public lors de ses différentes démonstrations, entre autres celle où il a trempé sa tête dans une bassine pleine d’eau pour illustrer ses propos.

Pour tous les candidats, ce concours était un excellent moyen de s’exercer à la prise de parole en public et à la divulgation de leur projet de recherche à un large auditoire.

Les échanges animés et intensifs autour d’un verre ont fait réaliser à quel point tous les candidats et le public ont apprécié cette soirée conviviale.

Vivement 2020 pour la prochaine édition !