Eingang der Humboldt-Universität Berlin.

En matière de reconnaissance des études et diplômes français, il est nécessaire de distinguer :

A) La reconnaissance du baccalauréat (ou équivalent) en vue de l'admission à un premier cycle d'études supérieures
B) La reconnaissance des études et diplômes de l'enseignement supérieur en vue de la poursuite des études en Allemagne, ou au retour en France
C) La reconnaissance des diplômes de l'enseignement supérieur en vue de l'exercice d'une profession

A) La reconnaissance du baccalauréat (ou équivalent) en vue de l'admission à un premier cycle d'études supérieures

En tant que candidat titulaire d'un baccalauréat français (ou équivalent) vous pouvez entreprendre des études supérieures après avoir réussi l'un des tests de langue reconnus (TestDaF ou DSH).

Les titulaires du "Abibac", un double diplôme comportant le volet "baccalauréat" et le volet "Abitur", sont exemptés de présenter un test d'allemand dès lors qu'ils utilisent, pour leur candidature en Allemagne, le volet "Abitur". Si, pour une raison quelconque, un titulaire du "Abibac" décidait de présenter le baccalauréat français plutôt que l'Abitur allemand pour une candidature en Allemagne, ce baccalauréat français doit être accompagné d'un test de langue (TestDaF, DSH, ...).

Les titulaires de l'option internationale du baccalauréat (OIB) des sections allemandes sont également titulaire de la "Allgemeine Hochschulzugangsberechtigung". Ils peuvent entreprendre des études en Allemagne sans test de langue supplémentaire.

Dans tous ces cas de figure, les candidats français peuvent être soumis, comme les candidats allemands, à des procédures de sélection (numerus clausus).

B) La reconnaissance des études et diplômes de l'enseignement supérieur en vue de la poursuite des études en Allemagne, ou au retour en France

L'Allemagne et la France font partie de l'Espace européen de l'enseignement supérieur et leurs systèmes de l'enseignement supérieur fonctionnent selon les mêmes règles (cycles d'études bac+3, bac+5 ; bac+8 ; crédits ECTS). Les systèmes sont donc compatibles.

En outre, les gouvernements français et allemand ont passé des accords sur la reconnaissance mutuelle des diplômes universitaires ou, plus précisément, sur une dispense d'études pour permettre aux étudiants de continuer leurs études dans le pays partenaire sans perte de temps. Il est également possible que des règles de reconnaissance particulières aient été établies par des établissements des deux pays dans le cadre d'un partenariat ou d'un programme de coopération.
L'autorité compétente pour des questions de reconnaissance est l'université auprès de laquelle le candidat sollicite une inscription et qui examinera la demande formulée par l'étudiant.
Le premier "Accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République fédérale d'Allemagne sur les dispenses de scolarité, d'examens et de diplômes pour l'admission aux études universitaires dans le pays partenaire" du 10 juillet 1980 concerne les filières suivantes : sciences, lettres et arts, sciences humaines.
Un accord additionnel à été signé le 27 octobre 1986 et donne des précisions sur l'application du premier accord dans le domaine des études en sciences économiques, en gestion et en sciences politiques et juridiques.
Et, finalement, un deuxième accord supplémentaire  à été signé pour élargir et préciser l'application du premier accord aux domaines des formations technologiques supérieures et des sciences de l'ingénieur.

Download: Equivalences France / Allemagne (document bilingue / zweisprachiges Dokument) (pdf, 109,81 KB)

Un accord gouvernemental complémentaire de 2015 précise les dispositions précédentes, notamment en matière de la reconnaissance du BTS et du DUT (possibilité d'accéder à des cursus de Bachelor en cours).

Download: Accord franco-allemand du 31 mars 2015 (texte français) (pdf, 464,31 KB)

Download: Deutsch-französisches Abkommen vom 31. März 2015 (deutscher Text) (pdf, 98,06 KB)

C) La reconnaissance des diplômes de l'enseignement supérieur en vue de l'exercice d'une profession

En règle générale, la reconnaissance des titres et diplômes étrangers en vue de l'exercice d'une profession est de la seule compétence du futur employeur, qu'il soit privé ou public. Il y a donc lieu de s'adresser directement à celui-ci, ou, le cas échéant, à la représentation professionnelle s'il s'agit du secteur privé et au ministère de tutelle s'il s'agit d'une profession du secteur public.
Toutefois, un certain nombre de professions d'un intérêt public, notamment celles du secteur médical, de l'enseignement secondaire ainsi que du domaine juridique, restent réservées aux titulaires d'un examen d'état (Staatsexamen). Pour tout renseignement ou avis individuel, il convient donc de s'adresser directement au ministère compétent, dans le Land où l'activité professionnelle est est envisagée.